Un gendarme en garde à vue après avoir abattu un homme « armé d’un couteau »

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Un gendarme a été placé en garde à vue ce mercredi après avoir abattu un homme, chez lui, sur la commune des Arcs (Var). Une enquête de flagrance du chef "d'homicide volontaire par personne dépositaire de l'autorité publique" est ouverte.

Une tragédie s'est produite mercredi dans le Var, lorsqu'un gendarme a mortellement blessé un homme armé d'un couteau au cours d'une intervention à son domicile dans la commune des Arcs. Le parquet de Draguignan a ouvert une enquête de flagrance pour "homicide volontaire par personne dépositaire de l'autorité publique".

L'incident s'est déroulé en fin d'après-midi lorsque le peloton de surveillance et d'intervention de la gendarmerie nationale est intervenu sur demande de la police municipale. Cette intervention faisait suite à des rapports d'outrage envers des agents de la force publique, selon les précisions de Pierre Couttenier, procureur de la République près le tribunal judiciaire de Draguignan. L'homme en question était déjà connu pour ses antécédents judiciaires et était potentiellement en proie à des troubles mentaux.

Le suspect aurait jeté un « produit inflammable »

Quand les gendarmes se sont présentés à son domicile, l’homme aurait jeté sous sa porte un « produit inflammable », qui s’est déversé dans les parties communes de l’immeuble. Redoutant, « pour la sécurité des riverains », que l’homme ne mette feu au produit, ils ont alors forcé l’entrée de son domicile mais le suspect se serait précipité sur eux « armé d’un couteau ». C’est à ce moment-là que l’un des gendarmes a ouvert le feu avec son arme de service, le blessant mortellement.

Une enquête de flagrance du chef « d’homicide volontaire par personne dépositaire de l’autorité publique » a été ouverte et confiée par le parquet de Draguignan à l’inspection générale de la gendarmerie nationale et la section de recherches de Marseille.

L’IGGN sera chargée de déterminer les conditions de l’intervention des gendarmes et de l’utilisation de son arme par le tireur. La section de recherche va, elle, devoir se pencher sur les faits initiaux ayant justifié l’intervention des forces de l’ordre, a précisé le magistrat.

Avec AFP

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